HISTORIQUE
ATAXIE-TÉLANGIECTASIE (ou syndrome de Louis-Bar)
● La maladie a été décrite pour la première fois en 1926 par les Drs L.A.D. SYLLABA et K HENNER puis ensuite en 1941 par le Docteur D. LOUIS-BAR. Dans les années 50, aux États-Unis, les travaux des Drs Elena BODER et R P. SEDGWICK ont permis, en 1958, une meilleure définition de la maladie désignée depuis sous l’appellation Ataxie-Télangiectasie (A-T). Jusqu’en 1976, le diagnostic était basé uniquement sur les observations cliniques. Les résultats de travaux de recherche avec notamment l’observation de cassures et de remaniements chromosomiques touchant surtout certains chromosomes ont permis, à partir de 1976, des avancées considérables pour diagnostiquer la maladie.
 
● C’est en 1988 que l’équipe du Dr R. GATTI, aux Etats-Unis, a localisé le gène responsable ATM sur le chromosome 11. C’est un des plus grands gènes connus. En 1995, le gène ATM a été isolé et séquencé par l’équipe du Dr Y. SHILOH, en Israël, ce qui a permis de connaître alors son code génétique. Plus de 500 anomalies (mutations) différentes, à l’origine de la maladie et de la grande variabilité de son expression, ont été depuis répertoriées pour ATM. Il n’y a pas de localisation préférentielle (hot spot), les mutations peuvent survenir dans toutes les régions du gène d’où la difficulté à les retrouver. C’est pour cette raison qu’il est impossible actuellement de rechercher les mutations d’ATM dans la population générale mais qu’on peut seulement le faire dans des familles ayant déjà un enfant atteint par la maladie.
ATAXIE-TÉLANGIECTASIE (ou syndrome de Louis-Bar)
LE ROLE D'ATM
TRAITEMENT
Il n’existe pas actuellement de traitement curatif de l’Ataxie-Télangiectasie. Néanmoins, certains traitements symptomatiques peuvent être proposés pour les diverses manifestations de la maladie :
Les infections sont traitées par antibiotiques.
Les complications pulmonaires sont traitées énergiquement également par kinésithérapie respiratoire.
La kinésithérapie régulière est essentielle, elle permet de diminuer les contractures, d’entretenir le tonus musculaire et d’apprendre les techniques pour prévenir les traumatismes en cas de chutes. L’ergothérapie et l’orthophonie peuvent être très utiles également.
Certains médicaments peuvent, dans certains cas, diminuer les tremblements et améliorer la réalisation des gestes fins.
Il faut rappeler que certaines chimiothérapies et la radiothérapie doivent être utilisées avec prudence en raison de l’hypersensibilité des cellules des malades atteints d’Ataxie-Télangiectasie notamment aux rayons X.
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Avec le concours de trois associations italiennes de parents (voir sur Internet OPERAZIONE GLOBULO ROSSO), des chercheurs de l’Université de Rome 1, La Sapienza, sous la direction de Luciana Chessa, avec le concours d’un laboratoire, ont commencé depuis un an des essais cliniques sur de jeunes patients A-T, du dexaméthasone administré par infusion, toutes les trois semaines en milieu hospitalier.
Les premiers résultats de cette expérimentation ont été présentés à Rome, à l’université, le 25 février 2012, et ils montrent que, si on ne note aucun effet collatéral négatif sur l’ensemble des participants au test, ce qui est un point important, en revanche c’est seulement sur une partie des patients qu’un effet positif a pu être remarqué pour la motricité. AFFAIRE à SUIVRE.
Une fiche (INSERM/IRSN), diffusée par l'APRAT, explicite pour les familles et leurs médecins les précautions indispensables pour des patiens AT vis-à-vis des expositions aux rayonnements ionisants. Il s'agit d'un acquis très important de la table ronde internationale organisée par l'APRAT en novembre 2013.
OÙ EN EST LA RECHERCHE ?
La meilleure connaissance du gène ATM, de la protéine ATM qu’il code et des mécanismes mis en œuvre dans la réparation de l’ADN ont ouvert de nouvelles perspectives de recherche sur l’Ataxie-Télangiectasie.
Les chercheurs, et notamment l’équipe du Professeur Richard Gatti, à l’UCLA aux États-Unis, travaillent, actuellement, sur certaines solutions thérapeutiques (antioxydants et antibiotiques).
L’APRAT, soutient activement la recherche sur l’A-T et sur le gène ATM sous forme de bourses, de contributions financières à des travaux et de frais de missions attribués à des chercheurs en France et aux États-Unis.
La plupart des mutations du gène ATM conduisent à une absence de production par le gène de la protéine ATM qui intervient dans le contrôle de la réparation des cassures chromosomiques survenant sur l’ADN, support de l’information génétique. Quand la production de la protéine ATM fonctionne correctement, celle-ci oriente la cellule vers la mort cellulaire (apoptose) si les cassures chromosomiques sont trop nombreuses ou bien elle arrête le cycle cellulaire pour permettre à la cellule de réparer les cassures. La protéine ATM interagit aussi avec de nombreuses autres protéines qui ont un rôle dans la réparation cellulaire.
Notre patrimoine génétique est composé d’environ 30 000 gènes répartis sur 23 chromosomes. Pour chaque gène (excepté la plupart de ceux portés par les chromosomes X et Y), nous avons deux copies, l’une d’origine maternelle, l’autre d’origine paternelle. L’Ataxie-Télangiectasie est une maladie génétique dite récessive autosomique ce qui signifie que seuls les enfants ayant reçu le gène muté, à la fois de leur père et de leur mère, sont atteints. Ainsi, les personnes atteintes sont porteuses du gène muté en deux exemplaires (elles sont dites homozygotes) alors que chacun des parents n’est porteur que d’un seul exemplaire du gène muté (ils sont dits hétérozygotes).
Le risque d’avoir un autre enfant atteint pour un couple ayant déjà un enfant malade est de 1 sur 4.
Le diagnostic prénatal est possible.
Une maladie génétique rare caractérisée par :
des signes neurologiques évolutifs, liés à une atteinte des cellules de Purkinje (du cervelet), avec une incoordination des mouvements, des troubles de l’équilibre, de la prononciation et des mouvements oculaires (ataxie),
des signes cutanés avec une dilatation des petits vaisseaux de la peau (télangiectasies) présente surtout au niveau du « blanc de l’œil » et parfois un vieillissement prématuré visible au niveau des cheveux et de la peau,
un retard de croissance parfois observé,
un taux sanguin d’alphafœtoprotéine élevé chez la majorité des malades,
une hypersensibilité aux radiations ionisantes qui se traduit en cas d’exposition par une augmentation du taux de cassures chromosomiques au niveau des cellules,
un déficit de l’immunité à l’origine d’infections surtout pulmonaires et d’un risque de cancers plus important que dans la population générale.
 
Cette maladie rare touche de l’ordre d’un enfant sur 100 000. Il n’y a pas d’atteinte intellectuelle mais les troubles neurologiques sont une gêne pour l’apprentissage et donc la scolarité ainsi que pour tous les gestes de la vie quotidienne. L’expression et l’évolution de la maladie sont très variables d’une personne à l’autre.
Le diagnostic et les soins en 2015 :
Publication en français par l'APRAT du guide réalisé par les médecins anglo-saxons spécialistes de l'A-T et publié fin 2014 par l'A-T Society (que nous remercions pour sa généreuse autorisation de traduire et de diffuser ce document) :
"Ataxie-Télangiectasie chez les enfants. Guide du diagnostic et des soins."
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